Depuis fort longtemps, la  capitalisation des acquis en termes de bonnes pratiques a toujours été faite par des experts externes à la plateforme des acteurs appartenant au réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles de l’Afrique de l’ouest (Roppa).

Un choix qui, selon Aboubacar Sylla, point focal de la confédération nationale des organisations de producteurs de la république de Guinée, une structure faîtière, membre du Roppa, appartient désormais à l’histoire. «  Car, depuis hier, nous sommes bien outillés pour faire comme il se doit ce travail de capitalisation au sortir de notre conclave tenue ici, à Thiès, au Sénégal durant cinq jours » a-t-il lancé.

Pour ce participant, désigné aussi par ses pairs pour parler en leur nom, ils sont  mieux placés en tant qu’acteur de pouvoir à travers une approche scientifique axée sur des outils et des techniques pertinentes pour désormais conduire valablement tout processus de capitalisation. « D’ailleurs à l’issue d’une petite évaluation, nous avons pu constater qu’au moins 80% des connaissances requises en matière de capitalisation sont cernées ; donc pour être performant, il nous faut dès le retour au bercail  s’engager sur le terrain de la pratique » ajoute Aboubacar Sylla.

C’est pourquoi, il a invité tous les participants une fois chez eux de procéder à des séances de travail de restitution au niveau des organisations de producteurs locales pour partager leurs connaissances mais aussi auprès des autorités de leurs pays respectifs.

Sur la même lancée, Dr Daouda Diagne, un des spécialistes, ayant conduit ce renforcement de capacités en capitalisation, se dit avoir bon espoir de voir les bénéficiaires  pouvoir être à la hauteur de la tâche attendue d’eux par les autorités du Roppa. «  Evidemment, en attendant de pouvoir aller les évaluer sur le terrain, nous avons bon espoir d’avoir partagé des connaissances, des techniques, de la méthodologie et des outils pratiques d’exécution du travail attendu  dans une capitalisation» a-t-il confié.

Ce qui a fait dire à Babacar Diop, président de la fédération des organisations non-gouvernementales du Sénégal, membre du Roppa,  que la finalité de tout cela est de contribuer de manière efficace à la quête de la sécurité alimentaire en Afrique. «  Or, pour gagner ce pari, vous, les producteurs en êtes les piliers » a-t-il rappelé.

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