Les Niayes, une bande terre située le long de l’océan Atlantique allant de Darkar à Saint- Louis, est une zone d’où l’essentiel de la production maraîchère du Sénégal provient. Composés surtout de cuvettes où les aires de production se trouvent entourées de dunes de sable, les Niayes sont exposés à l’érosion éolienne favorisée par les Alizés maritime.

Une bonne partie de cette zone de production maraîchère se trouve dans la région de Thiès. C’est la raison pour laquelle le projet de renforcement de la gestion des terres et des écosystèmes des Niayes et de la Casamance dans un contexte de changement climatique( Prgte) et l’inspection régionale  des eaux, forêts et chasse de Thiès ont signé un protocole de représentation au niveau local, vendredi dernier, à la gouvernance.

Devant l’adjoint chargé du développement, Ibrahima Ismaël Ndiaye, le coordonnateur du Prgte, colonel Omar Diaw, est revenu sur la genèse du projet et surtout insister sur l’approche dans la mise en œuvre qui est basée sur le faire-faire ou la contractualisation. «  Et dans les régions de Thiès, Louga, de Kolda, Ziguinchor et Sédhiou où le projet se déroule de 2016 à 2020, les inspections régionales des eaux et forêts et chasse sont les répondants du projet » a-t-il confié.

Mais, le projet qui se déroule dans un contexte de changement climatique, a besoin d’un ancrage communautaire à partir des collectivités locales, des services techniques déconcentrés de l‘Etat comme la météo, la direction régionale du développement rural, les structures de recherche entre autres. « Toutes ces entités vont évoluer dans un comité régional de suivi du projet créé par arrêté du gouverneur de région » a ajouté colonel Omar Diaw.

Revenant sur le travail spécifique à faire dans la zone des Niayes, l’installation de brise-vent  par un reboisement permanent pour fixer les dunes, améliorer la texture des sols et protéger les cuvettes maraîchères constitue un volet important. « Au vu des études produites sur la gestion de l’eau dans la zone des Niayes, une rationalisation de l’utilisation du liquide précieux dans l’arrosage des plants est devenue une urgence à intégrer d’où l’option d’y développer à grande échelle le système du goutte à goutte » a-t-il expliqué.

Selon lui, des plants sont déjà produits et disponibles à la pépinière du service des eaux et forêts de Thiès ; alors, il ne reste plus qu’à planifier et mettre à contribution les différents acteurs sur le terrain et procéder aux opérations de reboisement durant l’hivernage.

Dans région naturelle de Casamance, colonel Diaw indique que les actions vont tourner autour de la régénération  de la mangrove, la lutte contre la salinisation des sols, le développement de la pisciculture, de l’ostréiculture, la démultiplication des semences forestières…

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