L’érosion hydrique et éolienne est une inquiétante réalité dans la communauté rurale de Notto Diobass et ses environs. Une situation qui impacte négativement sur la réalité économique de cette zone avec une agriculture qui peine de plus en plus  nourrir son homme. Interpellées par la situation environnementale et économique de leur terroir, les femmes du Diobass, sous la houlette de la présidente du Cadre Local de Concertation des Organisations de Producteurs (CLCOP) ont décidé de porter le combat à travers la mise en œuvre du projet Gestion Durable des Terres (GDT). Un projet cofinancé à hauteur de 25 460 000 millions de francs par le gouvernement Sénégalais, le Fonds Mondial pour l’Environnement et la banque mondiale. Il s’agira, pour une durée de six mois, de mener des actions en faveur de la restauration des terres dans onze villages et quatre hameaux de la communauté rurale de Notto Diobass. Selon Mme Ndèye Fatou Ndiaye présidente du CLCOP et de l’association porteuses du projet GDT, l’initiative permettra de mettre en place une pépinière de 30 000 plants qui seront plantés dans les villages bénéficiaires, d’aménager et de poser un grillage de trente mètres sur trente, de construire un bassin d’eau et un magasin, de réaliser une plantation de 400 hectares de manguiers et d’anacardiers et de régénérer 50 hectares de terres. Par ailleurs le projet GDT permettra également  de mettre en place 08 bio-digesteurs pour la promotion du biogaz et de doter 330 ménages de foyer améliorés pour lutter contre l’exploitation anarchique du bois de chauffe avec ses effets sur l’environnement. Autant d’interventions qui déboucheront sur une régénération naturelle progressive qui devra se traduire par la limitation des coupes abusives d’arbres (grâce à l’utilisation des foyers améliorés et des bio-digesteurs) et par des activités de reboisement et de régénération des sols. Les femmes seront accompagnées dans la mise en œuvre de ce projet par les élus locaux, le service des eaux et forêts ainsi que par l’Association pour la promotion du développement à la base (ASPRODEB) et l’agence Nationale pour le Conseil Agricole et Rural (ANCAR) qui sont tous deux agences d’exécution du projet. Toutes ces sensibilités se sont engagées, à l’occasion du lancement officiel du projet dans le village de Thiokhol, à cheminer aux côtés de femmes de Diobass pour les aider à atteindre les objectifs qu’elles se sont fixés.

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