La secrétaire générale de l’Union Démocratique des Enseignants du Sénégal UDEN Mme Awa Wone a saisi l’opportunité d’une conférence publique organisée par la section UDEN de Thiès autour de l’unité syndicale pour lancer un message fort au nouveau régime. Et c’est pour lui demander de se tenir à équidistance des différents syndicats pour ne pas s’inscrire dans la même logique que son prédécesseur qu’elle accuse d’avoir tenté de diviser les syndicats pour mieux régner. « Vous avez vécu la parenthèse de la politisation du ministère de l’éducation nationale avec la création de syndicats jaunes. Vous voyez des syndicats qui n’ont pas mille check off mais qui roulent avec plus de moyens que d’autres syndicats plus représentatifs. Donc si nous devons lancer un appel au nouveau ministre de l’éducation nationale comme notre conseil d’administration l’a du reste souligné, c’est de tout faire pour une école de qualité. Si le ministre veut travailler dans le cadre d’une école stable, il n’a qu’à traiter les différents partenaires de l’école de façon impartiale et se tenir à équidistance des problèmes syndicaux », a lancé la secrétaire générale de l’UDEN. Mme Wone de se désoler du fait que le ministère aurait pris l’attache d’une ONG pour servir d’interface entre lui et les syndicalistes. Une position que la syndicaliste a fustigée avec énergie pour demander au ministère de prendre directement langue avec les syndicats s’il veut les rencontrer. Sur le thème de l’unité syndicale tant prônée par certains syndicats, la secrétaire générale de l’UDEN dira que cette unité est bien réalisable parce que le pluralisme n’est pas antinomique à l’unité, un pluralisme qui ne doit pas rimer avec l’atomisation tous azimuts des syndicats.  « Ce n’est pas parce que nous vivons dans un contexte de pluralisme et que les libertés syndicales sont respectées notamment avec la ratification des conventions 87 et 98 qu’on peut  se permettre de créer tous azimuts des syndicats. Tant que nous continuerons de créer des syndicats sur la base de défense d’intérêts propres et de manipulations politiques, nous allons continuer à fragiliser les syndicats au Sénégal », a fait savoir la secrétaire général de l’UDEN. Un avis partagé par un ancien secrétaire général du SUDES. M Mamadou Diouf qui participait à la conférence publique de l’UDEN reconnait que la division du mouvement syndical est certes une réalité mais qu’il n’est pas question de la considérer comme une fatalité. Selon M Diouf, les facteurs favorisant l’émiettement du mouvement syndical sont multiples et variés. Une des causes ajoute-t-il  constituent  les calculs d’intérêts et des calculs politiciens qui pense-t-il, doivent disparaitre  au profit de l’intérêt des organisations et d’une unique volonté de construire un instrument fort de défense de l’intérêt des syndicats et des enseignants.

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