« Il y’a plusieurs types de problèmes à plusieurs niveaux au sein du groupe parlementaire Benno Bok yaakar. Je me considéré plus un député non inscrit »

Les démons de l’incompréhension ont fini d’installer le malais au sein du groupe parlementaire Benno Bok Yakaar qui risque de perdre certains de ses alliés. En effet, des voix comme celle de l’honorable député Hélène se lèvent pour dénoncer les mêmes pratiques que celles de la majorité de la 11ième législature qui était au solde exclusivement de l’exécutif mais aussi un manque de concertation et de communication au sein même du groupe. Par ailleurs  elle a déploré le fait qu’au sein même du conseil régional de Thiès dont elle assure l’intérim du président Idrissa Camara, rappelé à Dieu, que des candidatures se manifestent au moment où l’institution continue de porter le deuil.

En marge de la cérémonie de lancement du mouvement MSET (Mouvement de Soutien à  Hélène Tine) dans la commune d’arrondissement Thiès Est, l’honorable député est largement revenu sur l’ambiance délétère qui règne dans le groupe Benno Bok yaakar dirigé par Moustapha Diakhaté. « Il y’a des situations qui sont arrivées dans le groupe parlementaire qui font qu’aujourd’hui que je m’interroge sur  mon devenir  dans ce groupe parlementaire » a laissé entendre le député. Selon Hélène Tine chaque député a le loisir de voir comment représenter dignement les populations qui l’ont mandaté selon les sensibilités qui se manifestent à travers les groupes parlementaires. L’honorable député d’expliquer qu’il y’a plusieurs types de problèmes à plusieurs niveaux au sein du groupe. Parmi les problèmes,  a-t-elle expliqué, le manque de  concertation, de communication au sein même du groupe. « Il y’a des problèmes de concertation, de communication entre autres qui font qu’aujourd’hui on réfléchi. On verra parce que nous ne pouvons pas décider d’un coup de tête et dire que nous claquons la porte » précise-t-elle. L’autre explication à cette incompréhension au sein du groupe est liée à l’exclusion de député du groupe parlementaire comme on le faisait durant la 11ièmelégislature. « Nous nous sommes battus quand même pendant 12 ans contre de telles pratiques, nous ne pouvons pas comprendre que de telles pratiques puissent reprendre  » s’est désolée l’honorable député.   L’un des représentants de la ville de Thiès à l’assemblée nationale de déclare qu’elle plus proche d’un député non inscrit  que d’un député appartenant à un groupe parlementaire. «  je me considère plus comme un député  non inscrit qui sera là pour défendre uniquement les intérêts des populations  que comme député vraiment partisan  portant tout simplement les préoccupations d’un clan » a-t-elle reconnu. Répondant à la question si cette position est partagée par serigne Mansour sy Diamil avec qui elle partage la liste bes du niak, l’honorable député dira qu’en tant que représentante du peuple, elle peut décider de son camp sans pour autant s’en référer à qui que ce soit. « C’est une responsabilité personnelle, individuelle. Quant le député est élu il devient le député du peuple et ne doit voir que les intérêts du peuple.  C’est comme  si vous me dites quand vous devez voter une loi aller demander la permission, aller-vous  concertez avec qui que ce soit. Je ne pense pas que c’est cela que vous attendez des députés » a-t-elle renchéri. Arborant sa casquette de présidente intérimaire du conseil régional de Thiès après le rappel à Dieu du président Idrissa Camara, Hélène Tine s’est dite déçue de constater que des candidatures foisonnent de partout pour décliner leur désire de remplacer le défunt président alors que l’institution porte encore le deuil, après s’être inclinée une nouvelle fois devant la mémoire du défunt. « Moi personnellement j’observe le deuil jusqu’au quarantième jour. C’est le minimum, par décence. Parce que même en politique  nous vivons sous le regard de Dieu. Il faut que les politiciens le sachent » s’est-elle désolée. Pour elle, après une perte aussi énorme, il est inadmissible de mettre de l’avant des considérations politiciennes. Elle a donc invité  tout ceux qui sont candidats à la succession d’idrissa Camara à prendre un peu de hauteur pour au moins observer le deuil jusqu’au quarantième jour. « Même si cela n’est pas une règle politique écrite » on doit le faire par décence, explique –t-ell. La présidente intérimaire du conseil régional de Thiès de préciser que ce qui l’intéresse même si c’est quelque jour seulement qu’elle va passer à la tete de l’institution c’est de faire en sorte que les acquis du défunt président soient consolidés que les projets aboutissent.

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