Dix mesures contre les accidents de la circulation : Les auto-écoles relèvent les incohérences du ministère du transport et du désenclavement.

Les dix mesures prises par le ministère des transports pour lutter contre  la récurrence des accidents de la circulation comportent des incohérences notoires selon les responsables de l’amicale des auto-écoles de la région de Thiès. Face à la presse, ils ont passé au peigne fin ces mesures et étalé toutes les insuffisances des 10 points.

Selon M. Beydi Ndiaye, porte-parole de l’amicale, la première incohérence c’est le fait d’avoir écarté les auto-écoles de la réflexion alors qu’elles font partie des principaux acteurs. Concernant  l’âge minimum requis pour l’obtention du permis de conduire, l’amicale estime que les dispositions annoncées pour ce point ne reflètent pas la réalité du terrain.

« Il y’a des incohérences surtout concertant le permis D qui sera délivré aux conducteurs du transport urbain et à ceux de l’inter urbain », a laissé entendre le président de l’amical, Babacar Ba. Sur ce point, ils estiment que le manquement majeur reste la difficulté à déterminer avec ce permis D quel chauffeur est destiné au transport urbain ou inter urbain.

Les responsables des auto-écoles de Thiès se sont par ailleurs prononcé sur les accusations portées à leur endroit par les transporteurs. En effet, ces derniers leur reprochent de délivrer des permis de complaisance  qui expliqueraient certaines dérives sur la route.

Pour le porte-parole de l’amicale, les transporteurs sont entrain de politiser une affaire très sérieuse en pointant un doigt accusateur en direction des auto-écoles. « C’est eux-mêmes qui recrutent des chauffeurs sans aucune formation en code de la route. Ils transforment de ce fait des apprentis  chauffeurs en chauffeurs titulaires. Et c’est qui explique, souvent les chocs motels au niveau de la circulation » a rétorqué Beydi Ndiaye.

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