Revitaliser de la nappe phréatique dans le monde rural, 25 ouvrages déjà réalisés sur 27 grâce à la coopération Belge.  

Le royaume belge par l’intermédiaire du projet de bassin de rétention et de valorisation des forages(BARVAFOR) et l’état du Sénégal par le biais du ministère de l’agriculture s’investissent davantage dans la revalorisation des potentialités naturelles pour redynamiser l’activité agricole.

La construction de digue de captage et de filtrage des eaux de ruissellement constitue une orientation stratégique pour atteindre  leur objectif. Les deux entités ont noués un partenariat en 2000 visant à renforcer la production agro Sylvio pastorale par l’accès  durable à l’eau productive dans les zones rurales. Dans cette dynamique, la coopération technique belge dans le cadre du projet BARVAFOR a réalisée «27 ouvrages, 25 sont achevés et 18 font l’objet d’une valorisation d’un coût total de 11 millions d’euro repartis dans les zones rurales de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès » souligne Dogo Seck  secrétaire général du ministère  de l’agriculture.

Ces infrastructures ont permis,  ajoute-t-il, la collecte de « 700.000 mètres cube d’eau en 2010 ainsi que l’aménagement de plus de 1500 hectares de terre destinés à la riziculture et/ou au maraichage ».

Le barrage de Hanène, dans la commune de Notto Diobass, nouvellement construit et inauguré, vendredi  07 avril, par l’ambassadeur belge et le secrétaire général du ministère de l’agriculture, illustre la volonté affichée par les deux Etats de mutualiser leurs efforts pour propulser le secteur agricole, levier dans le développement  du pays, sur la voie de l’émergence.

Ce barrage dont le prix, estimé à 319.189.12 millions de francs CFA, a une capacité de 232.700 mètres cube d’eau. Cet ouvrage en sus de la digue semi filtrante de Ndioukhane d’un montant 90.965 364 frs et d’une capacité de 32000 mètres cube, ont permis  «  la culture de plus d’une vingtaine d’hectare de riz ces derniers mois ce qui n’était jamais arrivé depuis 40 ans » a-t-il  confié.

Satisfait des résultats du programme, l’ambassadeur belge a annoncé  la poursuite du partenariat entre les deux pays  à travers  l’installation d’un autre programme à la fin de celui-ci. « Cette décision de l’Etat belge est une source de motivation pour les producteurs  agricoles  de la localité »  a laissé entendre Pape Biram Ndiaye, membre de l’association  des ouvrages de rétentions des eaux pluviales (ASOREP).

Les membres de l’Association  des exploitants des ouvrages de rétention des eaux pluviales (Aserop) ont souhaité un accompagnement pour le dessalement des eaux et l’outillage des agriculteurs » qui, pour eux, est une priorité.

Papa Moussa Sow

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