Pour avoir oublié un interpellé, mort dans le coffre de leur voiture par suffocation, quatre flics condamnés à 5 ans de réclusion criminelle

 

Exif_JPEG_420

Condamnés à Diourbel lors d’un premier jugement de la chambre criminelle à 10 ans de prison ferme et 20 millions à titre de réparation au père du défunt, Abdou Samb ; les agents de police du commissariat de Mbacké, Almamy Lawaly Touré, Thiandella Ndiaye, Mame Cor Ndong, Ousmane Ndao ont interjetés appel devant la chambre d’appel criminelle de Thiès.

Ce 23 mai 2017, la cour du tribunal de la chambre d’appel criminelle de Thiès a rejugé l’affaire. Au l’issue du procès, le président Pape Amadou Sow a annoncé la requalification des faits de meurtre avec actes de barbaries en violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. En sus, de larges circonstances atténuantes leur ont été accordées.  Ils ont écopé de 5 ans de prison ferme. L’Etat du Sénégal civilement responsable va payer à Abdou Samb, père du défunt Ibrahima Samb, 20 millions de francs Cfa à titre de réparation du préjudice subi.

Dans son réquisitoire, l’avocat général, Djibril Ba, a relevé que le fait d’avoir pris la décision de mettre Ibrahima Samb dans un coffre étroit d’un véhicule tient responsable toutes les conséquences qui en découlent à ces auteurs. Alors, il demandé que les auteurs du meurtre avec barbarie au vu des conclusions du certificat de genre de mort qui évoque un décès survenu suite à une suffocation soient punis. Il a demandé 10 ans de prison ferme dont les 5 ans de sursis contre Almamy Lawaly Touré, Thiandella Ndiaye, Mame Cor Ndong, Ousmane Ndao.

Du côté de la défense, les avocats ont plaidé une requalification des faits en violence parce que nulle part l’intention de donner la mort ne pouvait être prouvée dans cette affaire. «  Il s’agit tout au plus d’une négligence, d’un excès de zèle qui a eu, par la suite, des conséquences fâcheuses tant pour les agents de police que la famille du disparu » a soutenu Me Abdoulaye Babou.

Placés sous mandat de dépôt le 18 novembre 2013, les flics sont dans leur quatrième année de détention préventive pour avoir oublié Ibrahima Samb environ quatorze heures durant dans un coffre étroit de leur voiture où il l’avait gardé lors d’une opération de sécurisation.

 

Laisser un commentaire

Please enter your comment!
Entrez votre nom ici s'il vous plaît