Les potières de Taïba Ndiaye diversifient  leurs produits

Un four moderne d’une grande capacité pour assurer la cuite des pièces produites par les potières de Taïba Ndiaye, un tricycle Lifan de grande capacité pour assurer le transport de l’argile et de la production ; tel a été l’appui apporté, samedi dernier, par le directeur national de l’Artisanat, Makhtar Diakhaté, au nom du ministre de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla. Le tout pour un coût estimé à deux millions de francs Cfa. Une promesse faite aux potières et qui vient d’être concrétiser au- delà des attentes car, à la place d’une charrette à traction cheval, le ministère de l’Artisanat, à travers son directeur national a trouvé mieux.

Pour gagner leur vie et combattre la pauvreté, des potières de la commune de Taïba Ndiaye rassemblées dans un groupement d’intérêt économique  dénommé « Taï  Bane » ont hérité leur savoir-faire de leurs parents. Un métier traditionnel qui s’est transmis de mère en fille jusqu’ici.

Selon Fatou Ndiaye, vu le développement de la commune, la recherche de la matière première que constitue l’argile n’est plus de tout repos. « Il faut payer pour creuser, pour rassembler et pour  transporter l’argile jusqu’au site ; puis nous la travaillons en modelant nos pièces sous forme d’encensoir, de boîtes à bijoux, de petits canaris » a-t-elle expliqué.

Une fois les pièces modelées, il faut les cuire dans un feu ardent pour solidifier le produit. « Nous utilisons de l’herbes sèches, de la bouse de vache, des ordures entre autres matériaux à même d’entretenir la combustion qui produisait aussi beaucoup de fumée que nous respirions tout comme les habitants des maisons avoisinantes du site » a -t- rappelé Fatou Ndiaye.

Pour la présidente du Gie des potières de la commune de Taïba Ndiaye, depuis que leur chemin a croisé celui du président de la chambre des métiers de Thiès, Amadou Moctar Sèye, qui les a mises entre les mains du directeur national de  l’artisanat, Makhtar Diakhaté, beaucoup d’eau coulé sous les ponts. « Le directeur national  de l’artisanat, nous a vite comprises et mises à l’aise dès notre premier contact en décembre 2015. Après avoir vu nos produits traditionnels, il nous a orienté vers une formation en céramique pour nous permettre d’évoluer vers la fabrication des produits de décoration, plus rentables » a-t-elle confié.

Une fois ce volet renforcement des compétences lancé et qui va se poursuivre au fur et à mesure, le directeur de l’Artisanat, Makhtar Diakhaté, dans son souci de sauvegarder la santé des potières et celle populations riveraines du site de production des potières à Taïba Ndiaye, a décidé de mettre à la disposition des potières un four moderne. « Avec un diamètre de 4,5 m, une conservation de chaleur pouvant atteindre 1000°, d’une capacité de 500 pièces muni d’une cheminée qui dégage la fumée au ciel ; un pas important vient d’être franchi à Taïba Ndiaye sur le champ de la céramique produite dans des conditions modernes » a confié Ablaye Samb, le constructeur du four.

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