L’éducation bénéficie au Sénégal  de la plus grosse part du budget avec plus de 44%. On   pourrait  dès lors comparer son budget à celui des sports; 1% ou des manufactures, moins de 1%.

Au pays de l’ancien président Léopold  Sédar  Senghor agrégé en grammaire, membre  de l’académie française, enseignants et gouvernants  se jouent de l’éducation.

La grève a repris ses droits ce 6 Décembre  au grand désarroi des élèves. Suite à un débraye pour annoncer la couleur, l’union démocratique des enseignantes et enseignants du Sénégal prévoie de paralyser tout le secteur éducatif. Le syndicat des enseignants libres du Sénégal  SELS/Authentique, lui emboite le pas avec un préavis de grève déposé sur la table du ministère.

Le contenu de leur cahier de doléances qui s’articule entre autres autour, du respect des accords signés en 2014, des indemnités et rappels d’ avancement, de la  restitution des sommes ponctionnées  sur les salaires etc., n’a pas évolué depuis la dernière  rencontre avec le ministre . Des rencontres  aux allures de masturbation intellectuelle dont les accords sont rangés dans les tiroirs de l’oubli.

Il est irraisonnable voire incompréhensible que l’enseignement sénégalais  tourne dans ce cercle vicieux depuis des années : « le serpent qui se mord la queue ».

C’est alors parti pour une nouvelle année de perturbations scolaires  devant une incapacité et une inertie totale du ministère en charge de l’éducation. Les élèves du public sont sacrifiés et leur niveau  régresse d’année en année.  Pendant ce temps, le privé ne souffre d’aucun problème parce que ce sont les mêmes enseignants du public qui érigent certaines de ces établissements pour s’offrir  un double salaire  au détriment  des élèves du public et au grand dam des parents d’élèves qui ne savent plus ou donner de la tête.

La récurrence de ces grèves plane  au- dessus de l’enseignement comme une épée de Damoclès. Cette mauvaise habitude déteindra sans doute sur l’éducation de toute une génération comme la goutte d’encre dans un verre d’eau limpide.

« Sénégal,  il est temps »

MouhamedDIOP                                                                                                                 Khadija SOW

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