Ce 06 février célèbre la  journée internationale de lutte contre la mutilation génitale de la femme. La mutilation génitale  consiste à une ablation sexuelle féminine qui altère ou lèse intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales.

C’est une pratique socio- culturelle  considérée au plan international comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes. Elle est le reflet d’une inégalité profondément enracinée entre les sexes et constituent une forme extrême de discrimination à l’égard des femmes. La mutilation génitale est  presque toujours pratiquée sur des mineures et constitue une violation des droits de l’enfant.

Mariama Dème Gueye, coordonnatrice de l’Association « Tourto » qui œuvre contre les violences faites aux femmes et aux enfants, regrette que le sujet soit toujours d’actualité : « il y’a encore des poches de résistance, c’est vrai que c’est déplorable, mais il faut regarder la réalité en face, avec le travail abattu par beaucoup d’associations et même de la société civile beaucoup de communautés ont abandonné mais le phénomène persiste toujours ».

Selon toujours madame Gueye, la mutilation génitale de la femme peut provoquer de graves hémorragies et des problèmes urinaires, et par la suite des kystes, des infections, la stérilité, des complications lors de l’accouchement, l’accroissement des risques de décès du nouveau-né mais également des problèmes immédiats tels que: des douleurs  violentes, saignements excessifs,  le gonflement des tissus génitaux, des infections, telles que le tétanos dues souvent aux matériels obsolètes utilisés tels que les couteaux et les lames. Une pratique qui peut souvent aboutir à l’en croire à la mort même de la personne ayant subie l’intervention.

« Ce sont des pratiques qui violent également les droits à la santé, à la sécurité et à l’intégrité physique, le droit d’être à l’abri de la torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le droit à la vie lorsqu’elles ont des conséquences mortelles » a-t-elle affirmé.

Non sans oublier de faire état de cas pratiques de ce type de violence faite aux femmes, la coordonnatrice de l’association Tourto a par ailleurs appelé les communautés à abandonner ces coutumes qui selon elle, ne se fondent sur aucune religion, et ceci pour que la femme reste entière.

Mouhamed DIOP

2 Commentaires

  1. Bravo Madame Gueye coordonnatrice de l’association TOURTO, vous maîtrisez bien votre sujet et tu sais ce que tu dis pour avoir beaucoup travailler sur les violences faites aux femmes vulnérables.
    Il est temps que l’état pense à responsabiliser des femmes leaders comme vous et qui jusqu’ici ne parvient pas à s’exprimer pour éradiquer dans notre pays certaines pratiques dont la violences faites aux femmes, la mutilation etc

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