Sans leur homologue britannique, les chefs d’Etats et de gouvernements des 27 pays restants de l’Union européenne se réunissent ce vendredi 23 février à Bruxelles avec un ordre du jour chargé puisqu’il s’agit de discuter du futur budget de l’UE et de l’organisation des élections européennes de l’an prochain. Malgré l’absence du Royaume-Uni, l’ombre du Brexit s’étendra sur une grande partie des débats de ce sommet, surtout sur la question du budget.

Le budget de l’Union européenne est fixé tous les sept ans et l’enveloppe actuelle arrive à son terme le 31 décembre 2020. C’est la fin de la transition du Brexit, le jour où le Royaume-Uni est censé quitter définitivement l’UE et où Londres arrête donc de contribuer au budget commun.

Et il va bien falloir compenser l’absence de la contribution britannique : 10 à 12% du budget, soit 12 à 15 milliards d’euros annuels selon les calculs. Et les débats promettent d’être sanglants car la Commission propose d’augmenter le budget de 1% à 1,1% du PIB global de l’UE, alors que certains pays du Nord préconisent des économies. Ils voudraient même conditionner le versement de certaines aides au respect de l’Etat de droit, ce qui fait hurler les pays visés à savoir les pays d’Europe centrale du groupe de Visegrad.

Il y aura aussi un débat difficile sur la redistribution des sièges britanniques au Parlement européen et surtout sur la question de savoir si le futur président de la Commission européenne doit automatiquement être une des têtes de liste de la campagne, ce que le Parlement voudrait imposer aux gouvernements.

cilweb & rfi

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