Des dizaines de rebelles houthis ont été tués à Sanaa vendredi 27 avril 2018. Il y aurait 38 morts, selon les médias saoudiens, dont plusieurs hauts gradés de la rébellion. Ils ont perdu la vie dans un bombardement de la coalition mené par l’Arabie saoudite. Un raid qui porte un coup sévère à l’insurrection.

C’est un sans-faute pour les Saoudiens. D’abord, en termes de renseignement. Qui, où et quand ? L’Arabie saoudite avait les bonnes informations. Elle savait que des dizaines d’insurgés seraient présents vendredi soir dans l’un des bâtiments du ministère de l’Intérieur à Sanaa. Il n’y avait plus qu’à réaliser une frappe ciblée. C’est l’une des opérations les plus minutieuses menées par la coalition arabe depuis le début du conflit.

Une opération importante aussi pour miner le moral des rebelles. Pourquoi ? Parce que, si l’on en croit les médias saoudiens, les Houthis qui ont été tués étaient en train de préparer les obsèques de l’un de leurs chefs, Saleh al-Sammad.

Une personnalité importante, la vitrine politique du mouvement houthi, mort il y a dix jours, lui aussi, à la suite d’un raid aérien. Autrement dit, cela fait deux revers majeurs en moins de deux semaines pour la rébellion. L’Arabie saoudite montre qu’elle ne veut laisser aucun répit à ses adversaires.

Une opération qui a aussi un volet diplomatique : Mike Pompeo arrive ce samedi en Arabie saoudite. Récemment nommé secrétaire d’Etat par le président Donald Trump, il est le nouveau patron de la diplomatie américaine. Le bombardement de vendredi soir renforce les dirigeants saoudiens, qui misent sur le soutien inconditionnel des Etats-Unis dans la lutte contre les Houthis au Yémen.

cilweb et rfi

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